Ce matin, je tombe sur un article dans Mediapart qui parle des problèmes de la lumière bleue des écrans.
C’est intéressant, mais il parle aussi du « Blue Hazard », et de « Scandale »…
Ce sujet me tient à cœur, j’ai donc fait un commentaire que vous pouvez lire ci-dessous :

Il est clair qu’il convient de comprendre et de corriger les défauts reconnus des sources LED, mais je trouve que le mot « scandale » est un peu fort…
Devrions-nous parler du « scandale » des LFC, ces lampes fluocompactes produisant un éclairage calamiteux, du « flickering », du mercure, et d’une durée de vie en dessous des promesses ?
Concernant l’industrie de l’éclairage, il y a de vrais scandales…

Le public est bien loin d’être pris pour une bête de laboratoire…
Nous, fabricants de Lampes LED, manipulant ces LED depuis 40 ans, sommes effectivement les cobayes… ! Et cela se passe bien !
J’ai équipé mes lieux de vie et de travail avec des LED contrôlées en température de couleur il y a plus de 10 ans, mes enfants ont été élevés à côté du labo R et D.

J’ai développé des dizaines de lampes LED, les ai regardées de près, pris de nombreux éclats de lux durant de nombreux essais, mis en place ces luminaires dans mon salon, l’atelier Loupi, couloirs, chambres, garage, tout !
Et, je ne suis pas devenu aveugle, je dors bien, mes enfants n’ont pas de problèmes, tout va bien.

Je dirai que c’est un grand progrès de pouvoir avoir la journée une lumière intérieure qui est le prolongement de la lumière extérieure du jour et le soir on bascule sur les couleurs chaudes, c’est merveilleux !

Quand je rentre de mes voyages en extrême Orient, par le CX261 qui atterrit à Roissy vers 6H du matin, je rentre chez moi et il fait nuit l’hiver. Alors j’inonde mon appartement de lumière du jour 5700K et je ne ressens aucune perturbation de type jet lag…
Quand vient le soir, on glisse doucement vers la lumière préhistorique de la lampe à graisse de 2000 Kelvin, je me relâche et je sens le sommeil monter doucement en moi…
Je recommande l’article de Stan Walerczyk dans LEDs Magazine
Cela vous amènera un autre point de vue sur la question !

Allez voir aussi le site du Human Centric Lighting, sur les effets de la lumière bleue durant les cours à l’ université, je vois que le bleu n’a pas que des défauts !

Je comprends que votre article concerne surtout les écrans, mais dans le texte l’anathème du bleu passe sur l’éclairage…
Il faut savoir que cette affaire de bleu est connue de nos experts depuis longtemps, qu’elle a été quantifiée, les normes ont été rédigées et appliquées, et nous, fabricants, en sommes parfaitement conscients.
Le risque bleu existe dans les conditions suivantes :

  • exposition régulière à une distance de 20cm,
  • avec des sources LED froides de température supérieure à 4000 Kelvin.

Je souhaite simplement que nous soyons plus positifs. Je vous parle de l’intérêt de cette nouvelle lumière et des applications que l’on ne pouvait pas faire avant.
Alors, il est important de signaler les dangers et comme c’est écrit sur de nombreux produits, l’abus de n’importe quoi est dangereux pour la santé !

Mais ne parlez pas que des inconvénients SVP, la techno LED amène un progrès considérable.
Elle a été plébiscitée au regard de sa précision pour l’éclairage de magasins de luxe entre autres. Elle fait partie intégrante de l’évolution du marketing point de vente appelée « Users expérience », de l’évolution de l’éclairage sous l’appellation « Human Centric Lighting ».
On ne veut plus que les clients aient des problèmes, on veut qu’ils se sentent à l’aise, qu’ils voient exactement les produits exposés, qu’ils ne soient pas éblouis, que l’éclairage ne leur donne pas mal à la tête et ne détruise pas leur rétine…

Ce débat, que j’appellerai « l’affaire du Petit  Bleu des LED»  est actuellement très présent dans les médias.

Il y a beaucoup de choses à dire pour que le public et les professionnels puissent se faire une idée objective de ce qu’est la révolution du Solid State Lighting !

À suivre…