La technologie en matière de LED blanche de puissance 1 W, avec des rendements jusqu’à cinq fois supérieurs à ceux des lampes classiques (incandescence par exemple), ainsi que la baisse sensible de prix opérée par les fabricants, rend maintenant réalistes les projets d’éclairage LED de grande envergure.

Il est important de rappeler les avantages clés des LED par rapport aux autres types d’éclairage, ainsi que des faits majeurs caractérisant l’éclairage dit électronique :

  • Une durée de vie de cinquante mille heures (temps au bout duquel la « demi-brillance » de la LED est atteinte), conférant au système d’éclairage une solidité et une tenue dans le temps jusqu’à présent inégalées.
  • Une qualité de lumière et un rendu exceptionnel, sachant que le type de blanc émit (lumière du jour, lumière froide, blanc chaud, etc.…) ne s’altère pas dans le temps.
  • Une « pluie de lumière » ou tapis de lumière, fait(e) de plusieurs émetteurs bien répartis et dispersés plutôt que d’une seule source puissante et concentrée, rendant la répartition de la lumière émise dans l’espace plus homogène et plus naturelle. Le résultat de cette densité lumineuse en terme de nombre de sources et de qualité de lumière approche indéniablement la vraie lumière du jour.
  • Un rendement, nous l’avons déjà souligné, jusqu’à cinq fois supérieur à celui des lampes classiques. Pour le comprendre, il suffit de se rappeler qu’une lampe à incandescence n’est autre qu’un court-circuit, un filament qui chauffe et – accessoirement – émet de la lumière, alors qu’une LED est un émetteur optoélectronique gaspillant peu d’énergie en effet dit « Joule ». Tout le courant qui passe dans la LED est dédié à la fabrication quantique de lumière.
  • Une liberté de positionnement des sources LED, que l’on appelle configuration hardware, totale. Libre à vous de penser un plafonnier avec deux cents LED au mètre carré si le cœur vous en dit. Et avec les LED disposées en forme de cœur pourquoi pas. Aucune limite n’est connue en matière de création physique intégrant des LED de puissance.
  • Une liberté totale en matière de type de lumière émise. Les LED étant du domaine de l’électronique, elles se pilotent en courant et se mélangent de façon à donner l’éclairage dans la longueur que vous souhaitez. Preuve en est, à petite échelle, la lumière émise par le miroir Lumière Chanel, comprenant une batterie de 300 LED, et permettant de balayer la totalité du spectre recherché en maquillage. Cet exemple simple de plafonnier poly chromatique en LED de puissance un Watt de type blanc chaud (environ 3500K) et de type blanc lumière du jour (environ 6500K) est mis à l’épreuve par nous-même, sur notre stand, lors du salon Popai 2006 (stand H-51).
    Imaginez pouvoir régler votre ambiance lumineuse à loisir aussi aisément que vous réglez les basses et les aigus sur votre chaîne haute fidélité : un bouton pour le chaud, un bouton pour le froid, et une lumière aussi fine qu’agréable : nous l’avons fait, et c’est aussi impressionnant que confondant de naturel. Nous pouvons attester que nous avons atteint notre objectif : vivre dans une lumière d’une qualité telle qu’on en oublie qu’elle est… artificielle.
    C’est le propre des système électroniques de pointe : se faire oublier !
  • Une liberté totale en matière de pilotage de la lumière, c’est-à-dire que les LED d’éclairage de puissance restent des composants électroniques qui se commandent dans une logique qui offre infiniment de possibilités. Ce n’est pas le cas pour les lampes classiques dont l’asservissement est soumis à des normes et des règles lourdes et contraignantes. Les LED, elles, sont libres d’être commandées et asservies par des cartes et des logiciels, ce qui était difficile pour les lampes du vingtième siècle. Par exemple, pourquoi ne pas demander à votre éclairage LED dans les bureaux ou salles aveugles de tel magasin ou entreprise de reproduire identiquement le type et la quantité de lumière provenant de l’extérieur ? Lumino thérapie permanente, pour maintenir au beau fixe le moral (et l’envie d’acheter) des hommes et des femmes qui peuplent les points de ventes. La liberté est totale, la difficulté réside dans l’analyse de ce que vous voulez créer, et la traduction hardware et software de votre projet en électronique. La seule chose de « plug and play » dans l’éclairage électronique est la liberté et la simplicité avec laquelle vous allez créer des éclairages interactifs et vivants, car en aucun cas la LED elle-même est un appareil qui se monte de façon plug and play. Au contraire, chaque création demande un matériel et un logiciel sur mesure (nombre de LED, façon de les piloter, nombre de canaux, etc…), et donc une maîtrise parfaite du composant LED et de l’électronique en général.

Conséquence directe de la nature électronique du composant LED en tant que tel : son alimentation doit être exclusivement opérée en « courant », par exemple à 350mA par LED de 1 W et ce quelque soit la courbe caractéristique courant/voltage (forward voltage) de cette dernière. Les piloter, à tort, en tension, entraîne des anomalies du type clignotement non voulu des LED, suralimentation ou sous alimentation des LED, vieillissement accéléré des chips émetteurs, etc… La technologie d’alimentation et d’asservissement des LED (de puissance ou non) est une science à part entière, en l’occurrence celle de l’électronique d’éclairage, un exercice dont la pratique et l’enseignement ont fait de Loupi Electronic Art Gallery un Expert en matière de LED.