Dans cette période de développement effréné, c’est une des questions qui revient le plus souvent quand on parle de R&D !

Pour bien comprendre ce qu’il se passe, je vous donne les éléments de base : Prenons l’exemple d’une LED de puissance classique, 1 Watt consommé dans la LED, soit 350 milli Ampères et environ 3 Volts. Ceci est la donnée nominale de la LED et à cette puissance le fabricant nous donne par exemple un flux total de 100 lumens. Supposons que la LED coûte 20 euros, nous avons alors les critères suivants :

Lumen par Watt : 100

Lumen par Euro : 5

Nous allons maintenant suralimenter la LED pour augmenter le flux, on double le courant soit 700mA au lieu de 350mA, il y a maintenant 2 Watts consommés. Le flux lui ne va augmenter que de 50 à 60%, la LED va donc produire un flux de 150 lumens environ. La LED coûte toujours 20 euros, les critères deviennent :

Lumen par Watt : 75

Lumen par Euros : 7,5

L’efficacité a baissé, mais il y a plus de lumens émis pour le même coût de la LED. Le luminaire ainsi réalisé sera moins cher, mais il aura un rendement inférieur. Les dégagements de chaleur de la LED seront plus importants, il faudra les gérer, car si on chauffe trop, la punition vient vite, la couleur change, la LED va s’user plus vite.

Je pense qu’il est possible de suralimenter raisonnablement les LED, il faut le plus de lumens possible par euro, mais en assurant une très bonne dissipation. À noter que les producteurs de LED commencent à nous donner les caractéristiques optiques lorsque la led est à 85°, au-dessus, le flux va baisser. Les performances des LED progressent chaque année, les 100 lumens par Watt nominal (350 mA) deviennent courant, essayons de ne pas trop dégrader les performances énergétiques de ces nouvelles sources de lumières qui vont nous faire réaliser de très importantes économies d’énergie dans l’avenir ! Vous comprendrez que personnellement, je suis du côté du lumen par Watt !